La composition du cortège

La com­po­si­tion du cor­tège actuel est imuable et suit un ordre bien pré­cis, fixé par la tra­di­tion. Le dimanche matin, à par­tir de 09h45, il se met en route pour un par­cours de 2 km qui se ter­mine sur l’Es­pla­nade vers 14h, quand tout va bien… L’a­près-midi, vers 15, le cor­tège effec­tue le tra­jet inverse et pour se ter­mi­ner en face de l’é­glise Saint-Julien. À 21 heures, les géants doivent être ren­trés aux han­gars. Voi­ci dans quel ordre le cor­tège de la ducasse d’Ath défile :

1. les pompiers communaux

Leur posi­tion, en tête du cor­tège, rap­pelle la pré­sence, depuis plus de cinq siècles, des corps liés à la vie com­mu­nale (autre­fois les écoles, les orphe­lins, les hos­pices).

2. L’Aigle à deux têtes

L’Aigle est pré­sent depuis la fin du 17e siècle. Il n’avait qu’une tête et accom­pa­gnait la confré­rie des tailleurs. Bicé­phale depuis la visite royale de 1854, il évoque les armoi­ries com­mu­nales et danse aux sons de la musique de Meslin‑L’Evêque.

l'Aigle à deux têtes
l’Aigle à deux têtes (poids : 115 kilos avec l’enfant — taille : 3,30 mètres)

3. La barque des pêcheurs
Napolitains

Ce char de fan­tai­sie, créé par la socié­té cho­rale « Les Mate­lots de la Dendre », est appa­ru en 1856. Le « sau­vage », enchaî­né et agi­té, témoigne du goût de l’exotisme du 19e siècle.

4. Saint Christophe de Flobecq

Selon la Légende dorée, ce géant porte le Christ. Juché sur des échasses, il s’appuie sur un bâton fleu­ri. Réin­tro­duit en 1976, il était pré­sent dans la pro­ces­sion au 19e siècle.

5. Les « Bleus »

Ces sol­dats sont les héri­tiers de l’ancienne confré­rie des canon­niers-arque­bu­siers. Sous les ordres de leur com­man­dant, ils ponc­tuent leur par­cours de salves.

6. Samson (1679)

Ce per­son­nage biblique porte la colonne du temple et la mâchoire d’âne. Depuis le début du 19e siècle, il a adop­té le cos­tume fran­çais des « Bleus » qui l’accompagnent. Il est sui­vi par la fan­fare de Moul­baix.

Samson
Sam­son (poids : 121,5 kilos — taille : 4,30 mètres)

7. Le groupe du Canon du Mont-Sarah

Intro­duit en 1975, ce groupe évoque la révo­lu­tion de 1830. La den­tel­lière Marie Anne Leroy harangue ses com­pa­triotes et tous entonnent un air de la «Muette de Por­ti­ci».

8. Le char de l’Horticulture

La déesse Flore trône au-des­sus d’un par­terre de fleurs et de nymphes. Ce char déco­ra­tif a été créé en 1850.

Le char de l'Horticulture
Le char de l’Hor­ti­cul­ture

9. Ambiorix (Depuis le XVIIIe siècle)

Avant 1850, le géant des archers était connu sous le nom de Tyran. Par la suite, il se méta­mor­phose en Ambio­rix pour évo­quer l’histoire locale et natio­nale tout en gar­dant son arc et ses flèches. C’est la fan­fare d’Irchonwelz qui le fait dan­ser.

Ambiorix
Ambio­rix (poids : 130,5 kilos – taille : 3,75 mètres)

10. Les Hallebardiers

Ces sol­dats du 16e siècle marchent dans le cor­tège depuis 1877. Ils escortent le char des Etats pro­vin­ciaux depuis 1885.

11. Le char des États Provinciaux

Ache­té en 1885, ce char rap­pelle que les Etats pro­vin­ciaux du Hai­naut se sont réunis à Ath en 1572, alors que Mons, la capi­tale du com­té, était aux mains des Oran­gistes.

12. Le char de la Navigation Au XVIe siècle

Comme le pré­cé­dent, ce char figu­rait, en 1885, au cor­tège des moyens de trans­port à Bruxelles. Cette barge évoque la liai­son entre Bruges et Gand au 16e siècle.

Char de la navigation
Char de la navi­ga­tion

13. Mademoiselle Victoire (1793, 1860)

En 1793, une géante est créée pour célé­brer les vic­toires autri­chiennes sur les Fran­çais. La géante sym­bo­lise la ville d’Ath dont elle porte les cou­leurs. Elle est accom­pa­gnée par la fan­fare de Lorette.

Madmoiselle Victoire
Mad­moi­selle Vic­toire (poids : 130 kilos — taille : 4,07 mètre)

14. Le char de L’Agriculture

La déesse Cérès, entou­rée de pay­sans et de pay­sannes, trône par­mi les gerbes de blé et les ins­tru­ments agri­coles. Créé en 1860, ce char pré­sente son aspect actuel depuis 1905. Il évoque une acti­vi­té éco­no­mique majeure de la région.

15. Le char D’Albert et Isabelle

Intro­duit dans le cor­tège en 1906, ce char rap­pelle aux Athois le règne des Archi­ducs Albert et Isa­belle qui ont fait construire l’Hôtel de Ville entre 1614 et 1624.

Char d'Albert et Isabelle
Char d’Al­bert et Isa­belle

16. Les Hommes D’Armes du XVIe siècle

Ce groupe escorte le char d’Albert et Isa­belle, sans doute depuis le début du 20e siècle.

Les hommes d'armes du XVIe siècle
Les hommes d’armes du XVIe siècle

17. Le Cheval Bayard

Le des­trier, avec les 4 fils Aymon, est attes­té en 1462. Dis­pa­ru au cours du 16ème siècle, il est réin­tro­duit en 1948, à l’initiative d’une socié­té de gym­nas­tique locale, et réa­li­sé par le sculp­teur René San­sen. Seize por­teurs le font dan­ser avec la musique de Huis­si­gnies.

Le-cheval-Bayard
Le-che­val-Bayard (poids : 632 kilos + enfants – taille : 6,30 mètres)

18. Le char des Neuf Provinces

Ce char a été conçu par le déco­ra­teur Govaert vers 1880. Une déesse, repré­sen­tant la Bel­gique, est entou­rée par neuf demoi­selles por­tant le bla­son des pro­vinces.

19. Le groupe des Cinq Cantons

Les cinq cava­liers portent les fanions des cinq can­tons fai­sant par­tie de l’arrondissement : Ath, Chièvres, Flo­becq, Frasnes-lez-Buis­se­nal, Que­vau­camps.

20. Le groupe des 19 Communes

Depuis 1997, de jeunes pages, por­tant les armoi­ries des 18 vil­lages rat­ta­chés à la com­mune d’Ath en 1977, entourent le bla­son de la ville.

21. Le char de la Ville

Conçu en 1850, il est le suc­ces­seur du char de la Ville qui figu­rait dans la pro­ces­sion depuis 1715. La déesse de la ville siège dans un temple au-des­sus des per­son­na­li­tés qui ont illus­tré l’histoire de la cité.

22. Goliath (1481) et sa Femme (1715)

Le Phi­lis­tin est accom­pa­gné du ber­ger David. Goliath et sa femme effec­tuent leur danse tra­di­tion­nelle en deux endroits bien pré­cis : le pont du Mou­lin et le pont du Gâdre. La fan­fare Saint-Mar­tin d’Ath les accom­pagne.

Monsieur et Madame Goliath
Goliath (poids : 129,5 kilos — (aille : 3,95 mètres) — Madame Goliath (poids : 117.5 kilos — (aille : 3,90 mètres)

23. La Garde de Goliath

Cinq per­son­nages exercent la police autour du couple. Les deux hommes de feuilles sont attes­tés depuis 1749 ; le diable Magnon fait recu­ler le public avec sa ves­sie de porc. Les che­vaux Diricq, dis­pa­rus en 1850, sont reve­nus dans le cor­tège
en 1981.

24. Le Conseil Communal

Les membres du Conseil com­mu­nal marchent dans le cor­tège depuis le Moyen Âge. A par­tir de 1715, ils sont sur le char de la Ville. Au 19e siècle, ils suivent à pied avant que les calèches n’apparaissent (1899).