Les lieux à ne pas manquer

L’église Saint-Julien

L’église parois­siale est à l’origine des fes­ti­vi­tés. Cela explique le rôle qu’elle joue encore actuel­le­ment dans le dérou­le­ment des tra­di­tions. À l’origine, une cha­pelle dédi­ca­cée à Saint-Julien était située dans le vil­lage du Vieux-Ath. La ville connaît un déve­lop­pe­ment impor­tant à la fin du 14e siècle mais ne pos­sède pas d’édifice de culte. L’autel du Vieux-Ath sera dépla­cé dans l’intra-muros, en 1394. Or il appa­raît qu’une pro­ces­sion y exis­tait déjà en 1390, selon les textes, le dimanche de Saint-Julien (28 août) ou le dimanche qui pré­cède la fête du saint patron. La Ducasse d’Ath s’inscrit donc dans le contexte de la fête patro­nale de saint julien et de la construc­tion de l’église. Cela explique qu’aujourd’hui, l’édifice reli­gieux reste au centre des atten­tions.

Le Pont du Gâdre et le Pont du Moulin

Le pont du Gâdre (inter­sec­tion rues aux Gades, de Pin­ta­mont, de l’Industrie et Ernest Cam­bier) et le pont du Mou­lin (inter­sec­tion rues du Mou­lin, Naza­reth et Quai Saint Jacques) sont les empla­ce­ments des entrées et sor­ties ori­gi­nelles de la ville ancienne. Les ponts levis ont dis­pa­ru. Pour­tant, la danse du « Grand Gouyasse » entre Goliath et sa dame se per­pé­tue à deux reprises chaque ducasse (à l’exception notoire du par­vis de l’hôtel de ville si David rem­porte le com­bat du same­di).

L’hôtel de ville

Si la pro­ces­sion est reli­gieuse à son ori­gine, cela n’empêche pas les auto­ri­tés com­mu­nales, le « Magis­trat », de s’impliquer dans son orga­ni­sa­tion. Des tra­vaux de net­toyage sont réa­li­sés ; des pré­sents sont offerts aux par­ti­ci­pants. La veille de la pro­ces­sion, des invi­tés pres­ti­gieux sont conviés à un ban­quet. Encore aujourd’hui, l’hôtel de ville est au cœur de la fête. Le same­di après-midi, au départ de la céré­mo­nie du mariage de Mon­sieur et Madame Goliath. Au retour des Vêpres (noces), lors du com­bat entre le géant Phi­lis­tin et le ber­ger David.

L’esplanade

L’urbanisme actuel du centre his­to­rique d’Ath doit beau­coup à l’intervention de Sébas­tien Vau­ban (1633–1707). Fin 17e, d’importants tra­vaux sont entre­pris afin de ren­for­cer la cité par huit bas­tions conso­li­dés par des tenailles et des demi-lunes. Pour don­ner à la ville l’aspect d’un octo­gone presque par­fait. Un espace inoc­cu­pé va être inté­gré à la for­te­resse, au nord-ouest. A cet empla­ce­ment, une plaine des manoeuvres est créée. Bor­dée d’arbres, l’espace est voué essen­tiel­le­ment à la vie mili­taire et accueille les exer­cices des sol­dats à l’aube du 1er conflit mon­dial. Peu à peu, cette plaine des manoeuvres fut appe­lée par les habi­tants « l’Esplanade » et devien­dra un espace de loi­sirs.

(Extraits de : La ducasse d’Ath. Pas­sé & pré­sent)